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Cinéma au soleil levant

[Dossier] Go Nagai : live action movies et érotisme

 

NAGAI Go : robots géants vs érotisme frippon & fétichisme pervers

Surtout connu pour être le créateur de UFO Robot Grendizer, aka Goldorak dans nos contrées, NAGAI Go est au Japon une figure incontournable tout autant qu’inclassable du paysage manga. Né en 1945, NAGAI débute dans le métier à 20 ans avec son manga Kuro no shishi (aka Black Lion), dessiné pendant une longue convalescence. Mais c’est surtout sa série Harenchi Gakuen (aka Shameless School, aka l’école impudique) qui le fait connaitre et pose les bases des thématiques majeures à venir de l’artiste. En mêlant érotisme cru, humour potache lourdingue, violence explicite et nihilisme final, NAGAI explose tous les tabous et accouche d’un manga très controversé, aujourd’hui cultissime. Car il ne faut pas se fier à ce que l’on connait de l’auteur en France, via quelques anime, pour se faire un avis définitif. Certes Goldorak est une référence pour nombre de français nés fin 70’s. Certes Cherry Miel a provoqué quelques sueurs. Certes Mazinger Z … ah non il est passé inaperçu sur M6. Car toutes ces adaptations sont édulcorées au possible. D’ailleurs une spécialité de l’auteur est de finir cruellement ses mangas sans surtout se laisser tenter par un happy end. Ce nihilisme violent atteint des sommets dans des oeuvres noires comme Devilman ou Violence Jack, séries qui laissent planer un malaise en fin de lecture (et au milieu aussi, ceci dit, ces œuvres ne s’adressant vraiment pas à tout le monde)

Mais outre cette tendance à la violence, Nagai est surtout un des rois du manga léger, gentiment érotique, sulfreusement pervers, et complètement crétin. Ne tombant jamais dans le simple érotisme mollasson et répétitif à la KATSURA (plans fan service par dizaine), Nagai Go détourne les codes établis de certains genre de manga en leur donnant un coté fripon, décalé et souvent fétichiste mélé à un humour très japonais pas toujours finaud et quelque fois scato. C’est ainsi qu’au travers de quelques mangas phares, il revisite les magical girls, les comédies scolaires sentimentales, les sukeban…… Et le cinéma nippon ne s’est pas évidemment pas privé d’adapter pour l’écran, qu’il soit cinéma ou télévisuel, quelques œuvres du Maître depuis les années 70. Retour sur des films forcément indispensables, d’un bon gout certain, et d’une sobriété narrative étonnante (les portage pornographiques seront éludés, mais compte tenu de la sexualisation poussée des personnages nagaiens, un certain nombre existe bien entendu)

Ecole fripponne

Comme tout bon créateur qui se respecte, Nagai Go a quelques lubies et des figures de style qui reviennent œuvre après œuvre. En tout état de cause, Nagai aime les parodies, croiser ses personnages d’un manga à l’autre quitte à perdre toute cohérence, et a une attirance particulière pour le milieu scolaire. En effet, c’est souvent l’école qui est le terrain des frasques de ses histoires. Et peut etre encore plus précisement, c’est le corps enseignant et par extension les adultes qui se retrouvent etre malmenés, conspués, ridiculisés à l’extreme face à des éleves de tous ages qui n’ont cependant pas l’innocence naive que l’on pourrait leur porter de prime abord. Et c’est le manga Harenchi Gakuen qui est la matrice de la mécanique bien huilée de l’école version Nagai. Publié en 1968, le manga sous des dehors enfantins est plutot anarchiste et fait sans aucun doute écho direct aux constestations des étudiants japonais de la meme époque. Dans cette bien nommée école impudique, les eléves sont la proie de la perversité de leurs professeurs mais n’hésitent jamais, en retour, à les pieger à leur propre jeu quitte à user de leurs charmes comme appat. Et ce manga fut la première œuvre de Nagai Go à être portée en live, au cinéma qui plus est, par la Nikkatsu le temps de 4 films entre 1970 et 1971.

Ces 4 films de Harenchi Gakuen font ce qui semble difficile aujourd’hui : retranscrire le ton et l’ambiance du manga. Bien évidemment les films ne sont pas des chefs d’œuvres, mais la tentative de restransciption est un succès sur bien des points. On notera tout d’abord le rythme enlevé des films correspondant à la narration serrée de Nagai. Les films adaptent plusieurs histoires en meme temps, meme si un écrémage de personnage a eu lieu depuis la version manga pour se concentrer principalement sur l’héroine, et tentent de former un tout crédible. Mais à trop vouloir en faire sur le peu de temps imparti, certains enchainements de scènes semblent malheureusement incompréhensibles ou, à défaut, mal gérés. La cohérence interne s’en ressent et les films ne dépassent pas le stade de simple divertissement joyeux et potache, surtout quà chaque opus l’histoire est sensiblement du meme accabit : les élèves font corps et résistance contre la perversité de plusieurs enseignants. Cependant la note d’intention étant claire dès le départ, il ne fallait pas s’attendre à beaucoup plus. En fait tout est fait pour conduire vers quelques leitmotiv basiques : d’un coté des situations abracadabrantes et délurées, et de l’autre un effeuillage en règle du cortège de lycéennes. Ce dernier point n’est rien de moins que la finalité affichée des multiples « intrigues » et actions des professeurs plutot particuliers de cette école. Heureusement, leur moindre tentative échouant lamentablement et se retournant généralement contre eux, la morale est sauve. Par contre, et c’est là un point majeur d’Harenchi Gakuen, les très kawai lycéennes en sailor fuku ont conscience de leur pouvoir sexuel et n’hesitent pas à jouer de leurs charmes par simple plaisir ou pour justement se défaire du collant corps professoral. Bien sur tout cela est extremement sage et meme plutot pudique car l’effeuillage s’arrete aux sous vetements et se fait dans une bonne humeur générale avec une dose de fétichisme innofensif. Et 4 décennies plus tard tout cela peut sembler bien léger pour des films (et un manga) qui jouaient alors sur des tabous meme si ces derniers ont su garder une certaine fraicheur retro pop sucrée plutot agréable avec, en point d’orgue, un cabotinage assumé de la plupart des acteurs et une gallerie iconoclaste de personnages délurés et excessifs en tous points comme le professeur Hire Gojira (qui est habillé en homme de cro magnon) mais aussi un samourai, des ninjas et meme un cowboy interprété par un SHISHIDO Jo en totale roue libre dans un numéro de haute voltige inoubliable. Il faut aussi noter que le succès des films ainsi que la notoriété du manga font qu’un drame sera tourné et diffusé avec 26 épisodes de 1970 à 1971 et qu’une partie du casting des films reprend les memes roles (dont KOJIMA Miyuki).

C’est cette ambiance détendue qui manque principalement au revival direct to video d’Harenchi Gakuen sorti en 1996. Ce Heisei Harenchi Gakuen se déroule des années après les précédents opus. Deux hommes se voient confier pour mission de retrouver une jeune fille pour le compte d’un homme richissime. Et ils vont devoir, pour enqueter, se faire passer pour des professeurs dans le fameux lycée Harenchi Gakuen et survivre dans cet enfer féminin entre des élèves toutes plus jolies les unes que les autres, une étrange directrice et une infirmière pas très catholique. Première réelle différence, donc, le lycée laisse place à un pensionnat de jeunes filles (ceci dit le lieu encore plus Nagaien). Mais c’est surtout ce qui faisait le piquant de la série originelle. Exit le ton irrévérencieux et la lutte contre le corps professoral, Heisei Harenchi Gakuen n’est finalement qu’un enième film semi érotique soft comme en sortaient alors des dizaines sur le marché du direct to video. Bien sur, il y a quelque part une touche de la tonalité propre à Nagai : perversité de quelques professeurs, fan service fétichiste à foison, humour bas du front, mais la sauce à du mal à prendre. Malgré le fin tragique du manga (harcelé par les comités de censure et autres organisations de bien pensants, Go Nagai termina Harenchi Gakuen dans un bain de sang), et pour le peu que j’ai compris du film, Heisei Harenchi Gakuen semble être un retour aux sources du héros maculin, dans lequel on croisera avec un plaisir non dissimulé une ninja qui ne peut être que Jubei (héroïne du manga. n’oublions pas que sous ses airs de mignonne petite fille, Jubei est bien l’héritiere d’un clan de ninja. Le premier qui voit dans son prénom un hommage à l’image romanesque de l’historique clan Yagyu a gagné un onigiri). Malheureusement, deux ou trois délires mis à part, l’ennui pèse lourdement sur le film, qui est donc à réserver aux fans hardcore du mangaka.

Naked Masked Rider

Reprenant les bases memes de Harenchi Gakuen, mais en lui enlevant le facteur humour, Nagai Go donne naissance en 1974 à une relecture adulte, fétichiste et S&M softcore plus ou moins prononcé de son premier succès avec la série Kekko Kamen. Prenant comme prétexte une parodie d’une des icones de la culture pop japonaise, le super héros Gekko Kamen (aka Moonlight Mask) apparu sur le petit écran en 1958 avant de revenir en animation deux ans plus tot, Kekko Kamen se déroule au sein d’un internat pour jeunes filles où le corps professoral à institué une règle d’or : toute étudiante faisant une erreur, meme minime, se verra sexuellement humiliée par un des professeurs. Heureusement une justicière mystérieuse veille, avec pour seuls habits un masque rouge, des bottes et gants rouges et une longue écharpe rouge. Cette tenue assez minimaliste lui permet de faire tourner la tête aux professeurs, mais aussi de lancer son attaque la plus terrible : un saut en grand écart maximal afin de prendre le visage de son adversaire en clé dans son entrejambe et ainsi le vaincre par KO !!!!!!!!!!!!! Un concept génial qui va devenir la franchise phare des adaptations live du mangaka, avec pas moins de 10 films entre 1991 et 2007.

Et quand on connaît le peu de matière scénaristique que les aventures de la justicière est en droit d’engendrer, un tel chiffre a le droit de laisser songeur. Car tous les Kekko Kamen tournent autour du même canevas scénaristique, répété ad nauseam : une élève se fait maltraiter par les professeurs, de préférence la douce Mayumi. Elle se fait torturer et Kekko Kamen arrive pour mettre une dérouillée mémorable aux vilains à coup de clé d’entrejambe. Bien sur tout cela est noyé dans des sous intrigues primaires, mais force est de constater la répétitivité flagrante et ennuyeuse à chaque nouvel opus. Pourtant quelque fois, une certaine magie opère et sort le spectateur de la douce platitude inhérente à la franchise. C’est bien connu, quand on a un budget ridicule, ce qui est clairement le cas pour la production de chaque épisode, autant y aller à fond et faire comme si on tournait un blockbuster hollywoodien. Et cela NAGAMINE Takafumi l’a bien compris et il en fait meme son crédo. Quand il reprend la main sur la franchise en 2004, apres les trois premiers opus de 1991 à 1993, le réalisateur se laisse une nouvelle fois happer par une folie créatrice débridée rappelant celle de sa précédente incursion dans le Nagai universe sur l’adaptation live de Maborishi Panty treize ans plus tot. De potentiel navets, les 4 Kekko Kamen de 2004 passent à nanars assumés dans lesquels s’entremelent petites culottes, avions en plastique, grenouille géante en papier, nichons et surjeu total dans un relatif bon gout formel. Nagamine prouve ici qu’il est bien l’homme providentiel du portage live des œuvres de Nagai Go et il fait montre d’un sens de la réalisation plutot affuté (pour le type de film concerné). Bien évidemment là encore il faut éviter d’enchainer les opus à la suite pour ne friser l’overdose ou s’endormir, mais ces direct to video restent des petits plaisirs coupables. Ne le cachons pas, une héroine nue qui fait tourner son nunchaku et se bat dans un mélange improbable de catch et karate, c’est pour cela que le cinéma a été inventé. Surtout quand des petits malins de producteurs ont l’idée géniale de faire une reboot de la franchise en 2007 pour feter les 40 ans de carrière de Nagai Go et de faire jouer ( ??) Kekko Kamen par non moins que OZAWA Maria, la reine incontestée des JAV. Sa plastique parfaite sied à merveille au concept et fait soufler un certain vent de fraicheur erotique sur les 3 films tournés pour l’occasion. Il faut dire que le réalisateur SUZUKI Kosuke l’iconise parfaitement et arrive à coller assez prêt du manga d’origine en tentant de respecter au mieux la ressemblance entre les acteurs et les personnages, mais aussi en se lachant de temps à autre dans quelques délires visuels, classiques mais pas déplaisants, histoire de faire oublier le budget dérisoire, la vacuité du scénario, la musique pompière et l’acting déplorable. Ne révolutionnant en rien la franchise, les 3 Kekko Kamen de 2007 sont clairement des films de commande pour véhiculer sa star et feter son auteur sans trop se fouler, mais n’en sont pas moins à regarder une fois, pas plus mauvais que bon nombre de productions dtv de la meme époque. Et puis, il y a OZAWA Maria……

Panty Rider

Délaissant la charge S&M et humiliation de Kekko Kamen, Nagai Go recycle le principe avec un brio incontestable doublé d’une preuve indéniable de son attrait pour la fainéantise avec le personnage de Maboroshi Panty, une parodie (ici encore) d’un célèbre enfant detective dans le drama Maboroshi Tantei. Tout comme son quasi homologue Kekko Kamen, Maboroshi Panty est une jeune fille décidant de lutter contre le crime dans son lycée et prend une identité secrete ainsi qu’un costume de toute beauté : une culotte à l’endroit indiqué, et une seconde sur le visage en guise de masque. Et c’est tout ! Sorti en 1981, le manga est adapté 10 ans plus tard dans un direct to video tout à fait enormissime. L’ami Julien Sévéon l’a meme placé dans son top 10 des films asiatiques les plus barges (cette info vaut ce qu’elle vaut…et est extraite du défunt magazine Mad Asia)

Alors que réserve donc ce Bishojo Tantei Maboroshi Panty pour se targuer de tels qualificatifs positifs ? Tout simplement un mélange bancal d’idées hétéroclites, de genres et d’humour, mâtiné d’érotisme soft et son lot de fétichisme habituel. L’action se déroule dans un village pensionnat pour jeunes filles qui a tout d’un décor de village western : maisons en bois, saloon où les étudiantes se réunissent, petit lac, sol poussiéreux et bien sur l’indispensable église puisque le corps professoral est composé de nonnes, pas si catholiques que cela bien entendu. Paumé au milieu de nulle part, le village-pensionnat autarcique sera la scène de bien des mystères alors que l’endroit a été éradiqué de toute population masculine. Heureusement qu’une justicière implacable veille au respect d’un minimum de moralité. Oui, car quand on se ballade en sous vêtements de cuir rouge, une culotte sur la tête, et un arc à la main, on ne peut pas vraiment se faire passer pour sœur morale. Petite déception, au passage, le costume de Maboroshi Panty se voit compléter d’un soutien gorge, ce qui gâche un peu le plaisir. Mais celui ci est ailleurs. Les nonnes sont armées de fusils et se livrent à des scènes saphiques tout en caressant une statue de Jésus sur sa croix (le fétichisme catholique est une constante de l’univers Nagaien). Les jeunes filles dansent dans leur dortoir sur une chanson qui reste longtemps (trop ?) gravé dans la mémoire avant d’être passée au bûcher dans une scène tout droit sortie d’un film sur le KKK. Maboroshi Panty tire à l’arc plus vite que la lumière et embroche ses ennemis dans des rafales d’effets spéciaux bricolés à la maison par le papy bricoleur du réalisateur. Etc… etc… jusqu’à plus soif. Le providentiel NAGAMINE Takafumi fait des merveilles avec peu, voire rien, et n’hesite pas à s’éloigner de son modèle papier pour créer un environnement unique qui garde malgré tout les caractéristiques essentielles des préocupations de Nagai Go. Maboroshi Panty est un film irracontable, qui doit se vivre une bière à la main. Du bonheur en pellicule comme on n’en voit que trop peu, à condition de passer outre les défauts majeurs qui sont un acting déplorable, un budget ridicule, un montage fait avec des moufles et une histoire niaise.

Tout le contraire, en fait, du second portage de Maboroshi Panty sur le marché du direct to video. Réalisé par KAWASKI – je suis le roi de l’entertainement cheap – Minoru, Maboroshi Panty vs Henchin Pokoider se paie quand même le luxe de réunir deux personnages du mangaka. A gauche, donc, Maboroshi Panty la justicière à la culotte sur la tête, qui va devoir mener son enquête pour savoir qui se cache derrière les attaques subies par les lycéennes. Celles-ci se retrouvent subitement nues, leurs vêtements arrachés, tandis que leurs amis masculins se transforment en monstres pervers, violeurs et sadiques (et affublés d’un slip sur la tête, aussi). A droite, Henchin Pokoider, parodie nanardesque et pervertie des super héros japonais (surtout Ultraman et Kamen Rider), qui se méler à l’histoire à mi parcours. Malheureusement malgré la bonne volonté du réalisateur, sa réalisation propre, la présence de NAGAI Go, une actrice plutôt jolie, tout cela est réellement trop approximatif pour emporter une complète adhésion. Le rythme est plombé par des scènes d’enquêtes anesthesiantes, le ton oscille entre le potache de mauvais gout (il y a un taliban dans le lycée) et le sérieux second degré, et les quelques seins ou culottes disséminés ça et là ne suffisent pas à maintenir l’attention du spectateur. Rajoutons une qualité d’image DV du pire effet, et vous obtenez un film assez indigeste qui assume cependant son manque d’envergure et son inutilité. A noter que Nagai Go trouve cette adaptation plus pertinente et respectueuse que celle tournée la meme année sur son personnage de Cutie Honey.

Spicy Magical Girl

Née au début des 70’s, Cutie Honey est donc quant à elle la pièce angulaire de l’iconographie féminine nagaienne. Elle est la base même de toutes les déclinaisons que seront les Kekko Kamen et autres Maboroshi Panty. Non content d’avoir révolutionné le monde des robiots géants avec Mazinger Z, le mangaka décide de s’attaquer frontalement à la magical girl en mélangeant le genre, réputé enfantin, avec une grosse louche de fan service érotique facile et de fétichisme épicé. Devenue en peu de temps l’icône érotisante d’une génération, Cutie Honey traverse les decennies tout en gardant son aura et en s’offrant de multiples relooking plastique. C’est ainsi que célébrer ses 30 ans, ANNO Hideaki, créateur de la Gainax et otaku éclairé, obtient les droits pour réaliser une version animée ainsi qu’un portage live. Sur la base d’une même histoire (en fait l’histoire classique de Cutie Honey avec la méchante Sister Jill en ennemie), Anno va pourtant donner deux facettes différentes au mythe. D’un coté, donc, la série d’OAVs est une démonstration technique hallucinante tout autant qu’hallucinée de la part du staff Gainax. Encore plus speed, encore plus beau et encore plus innovant que FLCL, cette nouvelle version de Cutie Honey est un régal pour les yeux et un pur moment de délice animé. De l’autre coté se dresse le film live et un défi de taille : adapter l’inadaptable.

Homme de défi, ses deux premiers longs métrages (Love & Pop, et Shiki Jitsu) ne cherchant à aucun moment la facilité formelle, Anno réussit une partie de son pari avec brio. En effet Cutie Honey arrive à trouver parfaitement le ton manga/anime en adéquation totale avec le sujet : couleurs vives très pop 70’s, costumes rétros, quasi disparition des décors au profit des personnages, poses combatives très kawai, gros plans déformants sur les visages, mais aussi des codes de langage anime comme les missiles à trajectoire courbe, jambes formant un cercle pendant une course rapide etc… Anno étant tout d’abord un réalisateur d’anime, il prend plaisir à transposer son savoir celluloide sur pellicule. Mais le plus incroyable reste encore le look des ennemis très cosplay, mais totalement fascinant dans leur démesure. Pourtant après une première moitié donnant une définition à l’animation live, le réalisateur fait basculer son film dans un registre qui fait tache. Apres un clip ridicule mais sexy, l’action s’enlise dans un discours pseudo philosophico moralisateur, qui rappelle beaucoup la rupture de ton de la fin de la série Evangelion. Et comme pour cette dernière, la fin de Cutie Honey est sujete à débat quant à son utilité. Tous les goûts étant dans la nature, et pour respecter la vision d’auteur d’Anno, le problème majeur de cette version live n’est donc pas tant cette fin que l’aseptisation totale de l’élément majeur et accrocheur du manga de Nagai : l’érotisme soft. Alors, crainte de la censure ou envie de plaire aux masses familiales démago pour une sortie cinema nationale ? Toujours est-il que cette version live est bien trop politiquement correcte. Quelques plans suggestifs sont bien cadrés sur la plastique parfaite de l’actrice mais celle qui était une figure sexuée et sexuelle depuis ses débuts est bien trop sage, pas assez naivement aguicheuse. Un défaut massif, un impair somme tout étonnant, qui fait totalement oublier que ce Cutie Honey live n’est finalement pas un mauvais divertissement, loin de là. Le film est juste trop aseptisé et ferait presque regretter que l’adaptation de la belle ne soit jamais tombée dans les filets d’un direct to video, quitte à sacrifier la beauté formelle de la version Anno pour un respect de la sexualisation softcore de l’héroine.

C’est sur ce point que le fan a attendu avec fébrilité la série toku Cutie Honey The Live diffusé fin 2007 pour les 40 ans de carrière du maitre. Il faut dire que les premieres photos promos n’étaient pas avares en poses aguicheuses, et que la série allait être diffusée dans une case adulte (apres minuit) de TV Tokyo. Si finalement la série restera globalement sage, elle garde néanmoins un certain piquant en prenant un soin maniaque de magnifier la plastique des actrices, toutes moulées de cuir, et osant les plans trop suggestifs pour etre totalement desintéressés et honnetes. Mais plus que ces innombrables erotic money shot, et les sous entendu saphique bien raccord avec le manga d’origine, c’est sur son fond que la série se revele finalement interessante. Tout d’abord, l’histoire générale s’éloigne intelligement du concept premier de Cutie Honey, ou tout du moins redistribue certaines cartes et en ajoute quelques nouvelles comme ses 2 autres Cutie Honey-like. Cela permet d’approfondir nettement les intrigues dont certaines parties sont plutot glauques (l’ép.5 en particulier). Adulte dans le ton, avec quand meme la dose de cabotinage kawai de l’actrice principale, Cutie Honey The Live est une vraie bonne surprise qui ravira autant les fans de Nagai que les simples amateurs de séries toku.

Yakuza families

En plus des super héroines, des magical girls, des robots géants, Nagai Go a aussi touché, en parodiant les codes à sa maniere bien entendu, à la figure mythique du yakuza. Dès 1969, il met donc en scène une famille criminelle crainte tout autant par la police que par les autres gangs. Commencant sur un ton adulte, le manga Abashiri Ikka devient beaucoup plus léger au fur et à mesure et dévie clairement vers le coté humour coquin où la finalité de chaque arc d’histoire est de déshabiller l’héroine. En 2009, une adaptation live sort sur quelques écrans tokyoites, et propose un étrange mix entre les deux époques et tonalités du manga de Nagai. D’un coté donc, le film expurge tout erotisme et fan service facile pour se concentrer sur une idée d’intrigue soit disant adulte. De l’autre, on a quand meme le droit à un certain cabotinage et une multitude de tentatives d’humour au détriment de l’action. Car si cette derniere que vous cherchez, allez directement aux dernieres minutes. Le reste n’est qu’un long tunnel scénaristique dans lequel les personnages de la famille ont perdu la mémoire et sont manipulés par un méchant sorcier. Avec la bande de dégénérés formant le gang, on était en droit de s’attendre à quelque chose de plutot barré. Mais le film choisi la voie inverse et se morfond dans sa platitude.; tout comme dans la précédente incurision de son réalisateur, ISHII Teruyoshi, dans l’univers des adaptations de Nagai.

Sorti en 1992 Oira Sukeban : Kessen ! Pansuto est l’adaptation d’Oira Sukeban, une parodie légère remplie à foison de fan service de la fameuse sukeban, la chef de gang féminin lycéenne. Mais pour pimenter, la sukeban est en fait un homme, qui met ainsi les pieds dans un lycée 100% réservé aux filles. Malheureusement le film se révèle etre un banal produit direct to video jouant sur l’humour et les quiproquos afin d’amener un maximum de plans culottes. Si on ne peut décemment pas regretter un tel fan service, il est cependant dommage que le film soit d’une navrante platitude à peine réhaussée par l’apparition d’un gang de lycéennes combattantes. C’est d’autant plus frustrant que le scénario est signé par TSUJI Masaki, un proche collaborateur de Nagai ayant par exemple travaillé sur le manga Devilman. Oubliable, sans etre totalement désagréable pour le spectateur un brin permissif, Oira Sukeban : Kessen ! Pansuto est aussi aussi un des premiers roles de TAKEDA Shinji, qui est ici grimé en lycéenne un peu carrée, assez à l’image du rendu dessin dans le manga. On pourra quand meme préférer le parti pris de choisir une actrice pour la faire jouer un homme qui se déguise en femme comme le fera IGUCHI Noboru en 2006 pour la seconde adaptation live d’Oira Sukeban.

Iguchi aidé de son comparse NISHIMURA Yoshihiro aux effets spéciaux accouchent d’un OVNI qui pourrait etre considéré comme un saint graal par les amateurs du mangaka. En effet, leur film Oira Sukeban est d’un parfait respect de l’esprit du manga, mais surtout de celui de son créateur. Il est décalé, grotesque, drole, vulgaire, sexy, ridicule, léger, gore et eru-guro en diable. On y retrouve la totalité des éléments disparates qui font la touche si particlière de Nagai avec en point d’orgue comédie et fétichisme, dans une joyeuse décontraction qui a le mérite de ne pas durer éternellement et aller, de facto, à l’essentiel. On pourra néanmoins regretter que le film prenne finalement la meme voie que la majorité des réalisations du tandem, et se termine dans un esprit assez éloigné du manga d’origine, meme si la façon dont s’est amené et traité, avec une tonalité ero-guro fantasque (nichons mitrailleurs, pets qui mettent KO, gang des Bas-collants, giclées de sang au litre etc…), ne pourrait que plaire au Maitre.

Sex Angel

Tout au long de sa carrière, Nagai Go a parsemé ses œuvres de symboliques catholiques diverses, les prenant au pied de la lettre comme l’apocalypse de Devilman ou en les utilisant de façon déviante. Figure essentielle de la représentation de cette religion, un Ange est le personnage principal de l’adaptation en deux films du manga Lovely Angel. Mais bien sur, sous le crayon de Nagai, la Lovely Angel est un ange sexuelle dont la mission est de soigner le mal de vivre par le sexe. Pour cela elle contemple la ville depuis ses hauteurs et se porte ensuite au secours de celui dont elle entend la détresse. Moyennant finance (argent qu’elle remet ensuite à des œuvres), Lovely Angel pratique un nuru massage à la pauvre âme égarée. C’est évidemment beau, surtout que le summum de l’extase se fait dans un nuage de bulles de savons qui symbolisent aussi bien la jouissance masculine que la mission réussie de Lovely Angel (avec la petite musique jingle qui va bien avec).

S’il est à espérer que le manga en 5 volumes réussisse à trouver un rythme, il faut avouer que les deux films sont tristement répétitifs et fastidieux à regarder. Alors oui, l’actrice à un corps merveilleux, oui il y a du sexe, mais c’est toujours exactement la même chose quelque soit le client. Et ce n’est pas l’enquête intermédiaire d’un homme qui essaie de découvrir l’identité de Lovely Angel ou de la présence du SM Queen très méchante (interprétée par MIZUTANI Kei, pour les connaisseurs) qui sauve les meubles. Lovely Angel est une déception presque totale dont la coté amusant du script n’arrive pas à être transcender en image. C’est frustrant de finalement se retrouver devant un produit estampillé Nagai aseptisé et ressemblant à un mauvais pinku eiga. Détail sympathique pour finir, le score est signé par la mangaka lui-même.

Monstre anorexique et blob catcheur

Car non content d’etre un touche à tout dans ses mangas, Nagai s’est aussi pris au jeu du cinéma et a participé de pres ou de loin à certaines adapations, voire meme pris les commandes pour quelques métrages. C’est ainsi qu’il a lui-même réalisé deux courts et un long métrage. En 1989 et 1990, il réalise donc des courts métrages d’horreur pour dans l’anthologie Kowai Zone. N’ayant pas vu le second, je ne suis en mesure que de vous conseiller le premier. Présentant le film dans une tenue kitchissime de vampire (avec des goodies Nagai-universe en arrière plan), Nagai Go s’applique ensuite à conter une histoire malsaine sur une jeune fille mutique qui un soir va voir un monstre à tête de serpent (ou dragon, le papier mâché rend mal à la différence) lui sortir du ventre pendant un orgasme. Ce dernier va alors engloutir tous les met présents sur la table du salon pendant que la jeune fille va rentrer en transe sexuelle. Le lendemain matin, elle se pèse et sourit enfin en voyant son poids s’afficher. Cheap et fun, le court n’en est pas moins complètement occultable par les gens aimant le bon gout cinématographique. A noter un passage totalement hors du récit principal où des zombis marchent dans la rue pendant que des loups garous se sodomisent tout en hurlant à la lune !!!!!

L’épreuve du court ainsi brillament réussie, Nagai s’attaque en 1990, à l’adaptation de ses mangas avec Ninja Dragon. La fille d’un oyabun se voit adjoindre les services d’un domestique un peu déluré et maladroit alors que des tueurs mystérieux déciment les familles yakuza une par une. Loin d’être parfait, Ninja Dragon est un enchaînement continu d’idées diverses sans réel lien. En vrac, donc, un combat de catch féminin (le catch étant une passion de l’auteur), des arts martiaux, des extraterrestres, des blobs roses, du sang, de la comédie et du gore. Ca ne vole pas haut, mais ça confirme que le V-cinema c’est du fun avant tout, et du fun malgré tout.

Et la suite ?

Pour les mordus de l’œuvre de Nagai, ses œuvres coquines ne sont pas les seules à avoir connu les joies d’une adaptation live. On citera quand même la bouse intersidérale adaptée du chef d’œuvre Devilman ainsi que Aztekaiser, une série sur un catcheur ou bien deux films d’horreur (Kirikagami et un film sur une vampire) voire meme Kabuto O’Beetle, une co-réalisation toku par KAWASAKI Minoru et NAKANO Takao. De quoi largement remplir des après midi morose où l’envie de regarder un film étrange vous assaille. A regarder la masse de manga hétéroclites que constitue l’œuvre de Nagai, il y a à coup sur encore beaucoup de matière inédite pouvant donner naissance à une adaptation live. Pourquoi pas, par exemple, un live de Harenchi Golfer Jubei, l’histoire de tournoi de golf féminin où les joueuses doivent être nues. L’histoire est assez crétine pour faire un bon film dtv. Mais il y a quand meme fort à parier que ce seront plutot les figures mythiques du mangaka qui reviendront sur le devant de la scène un jour ou l’autre. Si il n’y peut etre de choses supplémentaires à raconter avec ces héroines, elles n’en restent pas moins des valeurs sures.

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Films de Harenchi Gakuen

Harenchi Gakuen (ハレンチ学園)
1970
Studio : Nikkatsu
Un film de TANNO Yuji (丹野雄二) avec pour assistant directeur KONUMA Masaru (小沼勝)
Avec : KOJIMA Miyuki (児島みゆき), FUJIMURA Shunji (藤村 俊二), SHISHIDO Jo (宍戸 錠), HIDARI Bokuzen (左 卜全)

Harenchi Gakuen : Shintai Kensa no Maki (ハレンチ学園 身体検査の巻)
1970
Studio : Nikkatsu
Un film de TANNO Yuji (丹野雄二)
Avec : KOJIMA Miyuki (児島みゆき), SHISHIDO Jo (宍戸 錠), HIDARI Bokuzen (左 卜全), TAKAMATSU Shigeo (高松しげお)

Harenchi Gakuen : Tackle Kiss no Maki (ハレンチ学園 タックルキスの巻)
1970
Studio : Nikkatsu
Un film de HAYASHI Isao (早志宏二) avec pour assistant directeur KONUMA Masaru (小沼勝)
Avec : KOJIMA Miyuki (児島みゆき), SHISHIDO Jo (宍戸 錠), HIDARI Bokuzen (左 卜全), MAKI Shinji (牧 伸二)

Shin Harenchi Gakuen (新・ハレンチ学園)
1971
Studio : Nikkatsu
Un film de HAYASHI Isao (早志宏二) avec pour assistant directeur KONUMA Masaru (小沼勝) Avec : KOJIMA Miyuki (児島みゆき), SHISHIDO Jo (宍戸 錠), HIDARI Bokuzen (左 卜全), TAKAMATSU Shigeo (高松しげお)

Heisei Harenchi Gakuen (平成ハレンチ学園)
1996
Un film de MURAMATSU Hiroyuki (村松弘之)
Avec : MIZUTANI Kei (水谷 ケイ), KUWANO Nobuyoshi (桑野信義), YAMAGUCHI Yoshiyuki (山口祥行), MATSUDA Senna (松田千奈), HARADA Rika (原田大二郎)

Films de Kekko Kamen

Kekko Kamen (けっこう仮面 )
1991
Un film de HAYAKAWA Hikari (早川光)
Avec : AOKI Chris (青木クリス), GOTO Yumi (後藤宙美)

Kekko Kamen 2 : we’ll be back (けっこう仮面2We’ll be back…)
1992
Un film de AKIYAMA Yutaka (秋山豊)
Avec : AOKI Chris (青木クリス), NAKANO Rie (中原理絵)

Kekko Kamen 3 (けっこう仮面3) aka Kekko Kamen in love
1993
Un film de AKIYAMA Yutaka (秋山豊)
Avec : AOKI Chris (青木クリス), KATSURAGI Asami (桂木亜沙美), SUGATA Shun (菅田 俊)

Kekko Kamen (けっこう仮面)
2004
Un film de NAGAMINE Takafumi (長嶺高文)
Avec : SAITO Chino (斎藤志乃), INAHARA Juni (稲原樹莉)

Kekko Kamen : The MGF strikes back (けっこう仮面 マングリフォンの逆襲) aka Kekko Kamen Mangriffon no Gyakushu
2004
Un film de NAGAMINE Takafumi (長嶺高文)
Avec : SAITO Chino (斎藤志乃), INAHARA Juni (稲原樹莉)

Kekko Kamen returns (けっこう仮面 returns)
2004
Un film de NAGAMINE Takafumi (長嶺高文)
Avec : MORI Misaki, HOSHINO Aki (ほしの あき)

Kekko Kamen surprise (けっこう仮面 surprise)
2004
Un film de NAGAMINE Takafumi (長嶺高文)
Avec : MORI Misaki, HOSHINO Aki (ほしの あき)

Kekko Kamen Royale (けっこう仮面 ロワイヤル)
2007
Un film de SUZUKI Kosuke (鈴木浩介)
Avec : OZAWA Maria (小澤マリア), KITAMURA Hitomi (北村ひとみ)

Kekko Kamen Premium (けっこう仮面 プレミアム)
2007
Un film de SUZUKI Kosuke (鈴木浩介)
Avec : OZAWA Maria (小澤マリア), KITAMURA Hitomi (北村ひとみ)

Kekko Kamen Forever (けっこう仮面 フォーエバー)
2007
Un film de SUZUKI Kosuke (鈴木浩介)
Avec : OZAWA Maria (小澤マリア), KITAMURA Hitomi (北村ひとみ)

Films de Maboroshi Panty

Bishojo Tantei Maboroshi Panty (美少女探偵 まぼろしパンティ)
1991
Un film de NAGAMINE Takafumi (長嶺高文)
Avec : KATORI Miyuki (香取みゆき)

Maboroshi Panty vs Henchin Pokoider (まぼろしパンティVSへんちんポコイダー)
2004
Un film de KAWASAKI Minoru (河崎実)

Film et série de Cutie Honey

Cutie Honey (キューティーハニー)
2004
Un film de ANNO Hideaki (庵野 秀明)
Avec : SATO Eriko (佐藤 江梨子), ICHIKAWA Mikako (市川実日子), MURAKAMI Jun (村上淳), MATSUDA Ryuhei (松田 龍平), KASE Ryo (加瀬 亮)

Cutie Honey The Live (キューティーハニー The Live)
2007
Une série 25 épisodes (+1 bonus pour l’édition dvd)
dont certaines épisodes sont réalisés par AMEMIYA Keita (雨宮 慶太) et TASAKI Ryuta (田崎 竜太)
Avec : HARA Mikie (原 幹恵), YAMAMOTO Shoma (山本 匠馬), MISAKI Ayame (水崎 綾女), TAKEDA Makoto (竹田 真恋人), MURAKAMI Kohei (村上 幸平)

Films de Oira Sukeban

Oira Sukeban : Kessen ! Pansuto (おいら女蛮 決戦!バンス党)
1992 U
n film de ISHII Teruyoshi (石井てるよし)
Avec : TAKEDA Shinji (武田真治)), HARADA Rika (原田大二郎)

Oira Sukeban (おいら女蛮)
2006
Un film de IGUCHI Noboru (井口昇)
Effets spéciaux de NISHIMURA Yoshihiro (西村喜廣)
Avec : SUGIURA Asami (杉浦 亜紗美))

Film de Abashiri Ikka

Abashiri Ikka (あばしり一家 the movie)
2009
Un film de ISHII Teruyoshi (石井てるよし)
Avec : TONOOKA Erica (外岡 えりか), SUGATA Shun (菅田 俊)

Films de Lovely Angel

Lovely Angel: Homon Soap Degozaimasu (ラブリー•エンジェル 訪問ソープでございます)
1997
Studio : Nikkatsu
Un film de SHIMIZU Akira (清水明)
Avec : KURIBAYASHI Tomomi (栗林知美), SAWAYAMA Yuji (沢山雄次)

Lovely Angel 2: Taiketsu! Homon Soap Jo vs Shuccho SM Jo!! (ラブリー•エンジェル2 対決!訪問ソープ嬢vs出張SM嬢!!)
1997
Studio : Nikkatsu
Un film de SHIMIZU Akira (清水明)
Avec : KURIBAYASHI Tomomi (栗林知美), MIZUTANI Kei (水谷ケイ), SAWAYAMA Yuji (沢山雄次)

Je tenais aussi à remercier le forum francophone sur Go Nagai, sur lequel j’ai passé de nombreuses heures à parler de l’oeuvre du Maitre. Le travail fourni par ces passionnés afin de référencer l’intégralité de l’oeuvre du mangaka est tout bonnement enorme. Merci les gars (Mario en particulier)

5 commentaires à propos de “[Dossier] Go Nagai : live action movies et érotisme”

  1. Guillaume says:

    L’article original a été publié en 2007. Quelques adaptations étant sorties entre temps, l’article a donc été mis à jour ainsi que (plus que) partiellement réécrit.

  2. Martin says:

    Tadao Sato avait écrit que les Harenchi Gakuen avaient créé un scandale à leur sortie (si je me rappelle bien .. cf le T2 du Cinéma japonais), j’ai un peu du mal à croire ça vu comment cela reste relativement inoffensif. La Nikkatsu avait sorti une autre adaptation de manga WTF en 71 ( je me rappelle plus le titre), c’était pas forcement plus transgressif mais on y retrouvait encore Jo shishido dans un cameo peu flatteur (un oiseau cabotin perché sur son toit, et qui finit à la broche) et un gamin joufflu au milieu d’un concours de miss seins nus. Difficile de jauger la montée de l’element érotique dans le studio, mais j’ai l’impression que la Nikkatsu était vraiment très prude malgré l’image jeune et moderne qu’elle essayait de porter. Et les quelques roman-porno 1ère période visibles sont finalement un peu du même tonneau. Rien d’étonnant mais on a un peu tendance à l’oublier quand on regarde leurs productions un peu plus tardives ^^

  3. Guillaume says:

    ouais étonnant que les films aient pu déclencher un quelconque scandale. Par contre pour son manga, Go Nagai s’est payé les foudres des comités de parents d’élèves et de certaines préfectures. D’apres le wiki, il y a eu un paquet de pression sur la Shueisha.

  4. Martin says:

    ah mon avis ça devait être les mêmes comités qui ont ralé contre les films, ça semble plus logique!

  5. [...] japonais – une pensée moite et émue pour toute l’œuvre de Nagai Go, de KEKKÔ KAMEN à MABOROSHI PANTY, dont le film du jour s’inspire ostensiblement… Néanmoins, HENTAI KAMEN pourrait fort bien [...]

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